Biographie

Giorgos Tsikalakis est né en Crète en 1932. La période trouble de l’après guerre en Grèce ne lui permettra pas de suivre un cursus universitaire classique. Alors qu’il exerce différents métiers alimentaires, il s’inscrit à des cours de dessin par correspondance. Remarqué par un professeur, à la fin des années 50, il trouve du travail dans le monde de la publicité en tant que graveur et maquettiste, puis s’inscrit à l'Ecole d’art Vakalo,nouvellement créée. Celle-ci est connue pour un enseignement libre de l’art dispensé par certains des plus grands peintres grecs de l’époque. Notamment le peintre Tetsis qu’il eut comme professeur. Durant 5 ans de formation il y étudie l’histoire de l’art, le dessin, la peinture et la gravure sur métal. Son travail en tant qu’inspecteur de la propreté pour la ville d’Athènes lui fait côtoyer les bas fonds de la capitale et vivre l’effervescence artistique qu’on y rencontre à l’époque. Il est alors proche de certains grands musiciens dont Dionisis Savopoulos et Manos Loïzos. Bénéficiant d’une exposition importante à cette période, il obtient une bourse d’études à Strasbourg. Bien que la dictature grecque lui supprime rapidement sa bourse, il finit l’école des arts décoratifs de Strasbourg et obtient, en 1970, le Diplôme National des Beaux arts en tant que sculpteur. A son retour en Grèce il travaille en tant que dessinateur et créateur pour les plus grands joailliers grecs dont Lalaounis et Zolotas, puis ouvre, en Crète, sa terre natale, son atelier de sculpteur/ créateur de bijoux. Giorgos Tsikalakis, qui n’a jamais arrêté de peindre, se consacre exclusivement à la peinture à partir de 2002.
Concept
La vision artistique de Giorgos Tsikalakis est marquée par ce qu’il appelle la mise en doute de la crainte révérencielle (amfisvitisi tou deous). Pour lui, toute connaissance doit permettre à chacun de juger par soi-même de ce qui est beau. Face aux questions existentielles, elle ne doit pas être imposée comme une réponse toute prête, sous forme de soumission aux pouvoirs établis. Giorgos Tsikalakis conçoit son art comme une traduction à travers son œuvre de ce qu’il perçoit. Il cherche à retranscrire les émotions suscitées par les forces substantielles de la nature qui constituent pour lui l’ « l’harmonie universelle ». La perception devient alors conscience. Une conscience et une émotion qui peuvent être perçues par chacun sans enseignement particulier, ni règles imposées.
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